Des ressources au temps du coronavirus

Mosaïque des ressuscités

Durant ce confinement, voici une belle proposition de catéchèse en famille (ou pas) du diocèse :

Activités pour les enfants : Le jardin de Pâques à construire, la semaine sainte avec l’ACE44, un bricolage de Pâques de Marie Bogé et un « cahier de vacances » de Pâques de l’ACE pour les enfants (et les grands).

Lisez ce magnifique texte sur l’Eucharistie : lumineux !

Nous souhaitons une bonne « Aïd-al-fitr » à nos sœurs et frères musulmans.

J’ai rappelé à mes diocésains que nous vivons très temporairement ce que 150 millions de chrétiens – toutes confessions confondues – vivent habituellement parce qu’ils sont persécutés. Ce confinement est donc aussi une occasion de vivre en solidarité avec ces chrétiens qui sont dans l’impossibilité chronique de célébrer, ce qui ne les empêche pas de vivre leur foi. Comme disait Thérèse de Lisieux : « Quand on peut avoir les sacrements, c’est bien ; quand on ne peut pas les avoir, c’est bien aussi ! » Mgr Emmanuel Lafont, évêque de Cayenne. Quelques autres textes de grand intérêt : N’attisons pas les polémiques !, Sainte colère ?, ​Les églises fermées, un signe de Dieu ? et deux vidéos du p. Gaël Giraud, jésuite et économiste : Apprenons à partager les ressources pour sauver le vivant, La sortie du confinement ne sera pas du tout la fin de la crise.

L’inouï du confinement n°1n°2, n°3, n°4 et n°5 par la Mission Ouvrière.

Prévue à Timadeuc, la récollection paroissiale avec les psaumes a été retravaillée pour permettre à chacune et chacun de la vivre chez soi personnellement en une grosse heure tout en restant en communion les uns avec les autres. N’hésitez pas à vous lancer !

Des jeunes confirmands en attente de Confirmation !

Le dimanche 26 avril, nous avions prévu de rendre grâce à Dieu pour 50 années de prêtrise de Jacques André. C’est reporté à une date ultérieure bien entendu mais Jacques nous fait le cadeau d’un texte sur sa vocation.

Lettre des évêques pour le début du Ramadan.

Pâques est une si grande fête que l’« Octave de Pâques » nous donne une semaine de 8 dimanches de Pâques pour la fêter, pour fêter le Ressuscité. D’abord, nous avons dimanche, lundi et mardi les récits du tombeau vide puis de mercredi à dimanche les apparitions du Ressuscités. Au milieu, ce mercredi nous trouvons le très suggestif récit des disciples d’Emmaüs. Arcabas et Gambarelli nous aident à cheminer avec Cléophas et Jésus ! Et avec Rembrandt.

À Pâques, chantons l’Exultet et Alleluia ! Lisons le message du Conseil des Églises Chrétiennes de France (et en vidéo). Contemplons dans ce si beau tableau de Burnand les regards de Pierre et Jean courant au tombeau. Écoutons le dialogue du Ressuscité avec Marie-Madeleine par les moines de Keur Moussa au Sénégal. Unissons-nous à la prière des animateurs et musiciens de la paroisse !

Deux textes intéressants : Dieu dans la pandémie et Parce que nous sommes déjà ressuscités avec le Christ…

Cet article explique ce silence aimant du Samedi saint, une homélie ancienne et une méditation artistique complètent. Nous pouvons prier d’une tout autre façon le chant Mon Père je m’abandonne à Toi en le mettant dans la bouche du Christ. Nous pouvons aussi renouveler la grande prière universelle du vendredi saint.

Pour le vendredi saint, vous pouvez méditer le chemin de croix proposé par le CCFD avec Laudato si’, le quatrième chant du serviteur et le chant C’était nos souffrances… qui va avec, la Passion selon St Jean cantilée par les moines de Keur Moussa au Sénégal.

Pour le jeudi saint, vous pouvez méditer avec le chant Comme Lui, un extrait du film Des hommes et des dieux et cet article Dresser la table… quand même.

Pour ces trois premiers jours saints (lundi, mardi et marcredi), je vous invite à une méditation inhabituelle avec plusieurs méthodes : les chants du Serviteur. Une invitation à les découvrir. Agathe Brosset a écrit un très beau texte Voici l’Homme qui médite de manière très concrète la Passion et qui s’accorde bien avec les chants du Serviteur.

Pour les rameaux et la Passion, voici une méditation proposée par le père Gérard Naslin et la très belle hymne des 1e vêpres.

Voici quelques indications pour vivre avec plus de profits les célébrations de la semaine sainte par les moyens audiovisuels.

Samedi 28 mars, nous devions vivre tous ensemble la fête du pardon (préparée par la zone pastorale). Je vous propose de la vivre ensemble chacun chez soi en méditant la résurrection de Lazare. Le Pape nous y encourage : « Parle à Dieu, il est ton Père, et dis-lui la vérité. […] Et immédiatement, vous reviendrez à la grâce de Dieu ». Voici aussi d’autres documents intéressants : une conférence du p. Soubrier (notre ancien évêque) et une proposition, diocésaine celle-ci, pour recevoir le pardon.

Voici l’homélie du 5e dimanche (29/3/20).

Même confinés, passez une belle soirée virtuelle en famille à la rencontre des partenaires du CCFD-Terre solidaire ! En ce 5e dimanche de Carême, l’Église de France et notre diocèse nous invitent à prier avec ce livret spirituel et à donner au CCFD-Terre solidaire.

Voici l’homélie de la solennité de l’Annonciation du Seigneur (25/3/20).

Une prière ancienne à l’occasion du dimanche 22 mars 2020.

Les chants du Serviteur

Les Cantiques du Serviteur ou Chants du Serviteur, ou encore Poèmes du Serviteur, sont un ensemble de passages du Livre d’Isaïe. Ils sont lus au cours de la Semaine sainte : Is 42,1-9 le lundi, Is 49,1-7 le mardi, Is 50,4-11 le mercredi (et en partie le dimanche des Rameaux et de la Passion) et Is 52,13 – 53,12 le vendredi. C’est pourquoi je vous invite à les méditer de manière plus intensive cette semaine. Vous pouvez les écouter dans la vidéo ci-dessous.

Ce Serviteur, appelé par Dieu à apporter la lumière aux « nations », est l’objet du mépris des hommes. C’est un sauveur tout à fait déroutant pour l’attente d’Israël. Mais les chrétiens y lisent une préfiguration de la Passion du Christ.

Les trois premiers chants

Ce n’est pas la puissance qui le caractérise dans le premier chant mais l’élection et l’humilité. « Il ne criera pas, il ne haussera pas le ton, on n’entendra pas sa voix sur la place publique. Il n’écrasera pas le roseau froissé, il n’éteindra pas la mèche qui faiblit, il fera paraître le jugement en toute fidélité. » (Isaïe 42, 2-3).
Le deuxième chant creuse cette révélation : le secret du Serviteur réside dans son élection. Lui qui a été « formé dès avant la naissance » (49, 5) et qui a été  « appelé dans le sein de sa mère » (49, 1) proclame : « ma force, c’est mon Dieu » (49,5). C’est cet unique appui qui permet au Serviteur d’espérer contre toute espérance, de persévérer malgré la souffrance, comme le troisième chant l’affirme : « Le Seigneur Dieu m’a ouvert l’oreille, et moi, je ne me suis pas révolté, je ne me suis pas dérobé. J’ai présenté mon dos à ceux qui me frappaient, et mes joues à ceux qui m’arrachaient la barbe. Je n’ai pas protégé mon visage des outrages et des crachats. » (50, 5).

Le quatrième chant

Ce cheminement de la Révélation permet au quatrième chant de présenter le Serviteur non plus seulement comme l’élu qui met sa confiance en Dieu, non plus seulement comme l’homme qui préfère être fidèle à Dieu, quitte à affronter la souffrance, mais comme celui dont la souffrance devient un instrument de salut pour tous : « Il était méprisé, abandonné de tous, homme de douleurs, familier de la souffrance, semblable au lépreux dont on se détourne ; et nous lavons méprisé, compté pour rien. Pourtant, cétaient nos souffrances quil portait, nos douleurs dont il était chargé. Et nous, nous pensions quil était châtié, frappé par Dieu, humilié. Or, cest à cause de nos fautes quil a été transpercé, cest par nos péchés quil a été broyé. Le châtiment qui nous obtient la paix est tombé sur lui, et cest par ses blessures que nous sommes guéris. » (Isaïe 53, 3-5).
On a longtemps cherché à savoir qui pouvait être ce « serviteur souffrant ». Un prêtre de retour d’exil en butte à l’inimitié de ceux qui sont restés au pays et qui pourrait être le prophète lui-même ? Une figure du peuple d’Israël lui-même ? Sans doute. Quoi qu’il en soit, le portrait dessiné par Isaïe ne pouvait manquer de frapper les premiers chrétiens, à commencer par les évangélistes.
Qui mieux que Jésus incarne cette figure inhabituelle ?

Liens avec notre aujourd’hui

Non seulement nous pouvons identifier le Serviteur à Jésus-Christ, mais nous pouvons encore l’identifier à des proches ou des lointains. Faisons défiler devant yeux de notre cœur et de notre prière les visages de personnes connues ou inconnues qui ressemblent à ce Serviteur de Dieu. En ces temps de confinement, les visages des malades, des soignants et de tant d’autres nous orientent vers ce Serviteur et ce Serviteur nous oriente vers eux. En ces temps de guerre à travers le monde, les personnes déplacées, affamées, torturées,…, les prophètes de notre temps. Et parfois, nous pouvons nous identifier nous-même à ce Serviteur de Dieu.

Plusieurs propositions de méditation

  • Hændel partage sa méditation du quatrième chant dans la deuxième partie de son fameux oratorio : Le Messie.
  • Interprétation christologique avec de magnifiques tableaux : 1er chant, 2e chant, 3e chant et 4e chant.
  • Voici les textes imprimés verset par verset : je vous invite à méditer d’abord le premier verset seulement en cachant les suivants, puis vous découvrez le deuxième versets en cachant toujours les suivants et ainsi de suite un verset à la fois. Lire un chant seulement par jour.

Philippe

« Baptisés et envoyés »

« Baptisés et envoyés : L’Église du Christ en Mission dans le monde ! » C’est le slogan du mois « extraordinaire » de la mission universelle de l’Église. Ça pourrait être aussi le titre de notre année pastorale à la paroisse de la Trinité de l’Éraudière. Ça pourrait être aussi le leitmotiv de cette mission de curé que m’a confié notre évêque. Vous et moi, baptisés et envoyés dans le monde ! L’EAP présente en cette messe de rentrée ses objectifs pastoraux pour 2019-2020 :

Ouvrir la communauté paroissiale aux personnes d’autres cultures et d’autres confessions,
Accompagner la croissance des Équipes Fraternelles de Foi
Permettre aux jeunes d’être acteurs dans la vie paroissiale
Se donner les moyens de partager les engagements et les talents des membres de la communauté chrétienne.
Avec vous, je les accueille et, avec vous, j’essayerai de les mettre en œuvre, et dans mon quotidien, et dans le quotidien de notre paroisse. Demandons ensemble à Dieu de disposer notre cœur à donner un coup de main à l’Esprit-Saint dans cette mise en œuvre, toujours à l’écoute du Christ qui nous oriente vers Son Père et notre Père. J’en profite pour rendre grâce à Dieu et pour remercier à Jean-Yves pour ce que vous avez accompli ensemble durant ces onze belles années.

Quelques mots sur votre nouveau pasteur : Ordonné prêtre il y a juste 20 ans, j’ai choisi comme « devise » : « Vous serez mes témoins » (Ac 2, 8). C’est la mission du Christ qui oriente ma vie vers « ceux qui ne savent pas encore que Jésus est vivant » (PE n°3 des enfants). Né il y a 50 ans à Trignac, j’ai grandi dans la foi avec l’ACE et la JOC. Je suis ingénieur en électronique et informatique. Sensibilisé à l’international par le CCFD, je suis parti d’abord 2 ans à Mongo (Tchad) comme volontaire (laïc) en Église puis Monseigneur Soubrier m’y a renvoyé pour 6 ans comme prêtre fidei donum. Durant 10 ans, j’ai été en mission sur Sainte-Marie-de-Doulon et sur la zone pastorale Nantes-Est (dont la Trinité de l’Éraudière) pour les jeunes. J’arrive de 5 ans sur la paroisse Saint-Luc-Saint-Louis-de-Montfort comme modérateur de la charge pastorale confiée par notre évêque à l’EAP (c. 517 § 2). Simultanément, j’ai aussi succédé une première fois à Jean-Yves comme aumônier diocésain de l’ACE et, aujourd’hui, je suis toujours aumônier diocésain de la JOC de Nantes et de Saint-Nazaire (autour de la moitié de mon temps de travail). Mes séjours au Tchad m’ont rendu sensible à la rencontre de nos sœurs et frères musulmans et ma formation aux questions « sciences et foi ».

Je me réjouis d’avance de faire connaissance avec chacune et chacun d’entre vous, des plus jeunes aux plus âgés. N’hésitez pas à m’inviter ! Je vous donne au moins une année pour me faire découvrir vos vies et la vie de notre paroisse. Merci d’avance de m’y aider et pardon d’avance à ceux que je pourrais froisser.

Ensemble, vous et moi, baptisés et envoyés dans le monde !

Votre frère Philippe